Lot 293
[Bretagne] FAMILLE BRIOT DE LA MALLERIE ET DE LA CROCHAIS, COTES D’ARMOR Réunion de + de 160...

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FAMILLE BRIOT DE LA MALLERIE ET DE LA CROCHAIS, COTES...
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FAMILLE BRIOT DE LA MALLERIE ET DE LA CROCHAIS, COTES D’ARMOR
Réunion de + de 160 pièces manuscrites, 1826-1901 ; Correspondances familiales, documents de successions et divers, concernant les membres de la famille Briot de la Mallerie et de la Crochais, propriétaires de belles demeures dans les Côtes d’Armor, dont :
38 L.A.S., château de Bois de La Motte à Pleslin-Trigavou, 1826-1836, Emmanuelle Jeanne Le Roux de Coëttando (1775-1845) épouse de Jean Guillaume Briot de la Mallerie, adressée à son fils Ernest Erasme Briot (1813-1869), élève aux collèges de Saint Méen et de Dinan, puis aspirant de marine : « ( ) L’on dit qu’à Saint Méen on invite à plusieurs choses ce qui se pratiquait chez les jésuites, il est certain qu’aucune autre corporation n’a jamais excellé au même point dans l’art d’instruire parfaitement et chrétiennement la jeunesse, en l’affectionnant à ses maîtres si vertueux par un mélange de distraction qui recrée l’esprit et le rend plus propre ensuite à l’application et à l’étude » « ( ) j’ai toujours pensé qu’apprendre à faire des armes et à danser devait entrer dans le complément de l’éducation ; j’avais conseillé à Léonce et à Gustave de prendre un maître de danse, afin de pouvoir se rendre utiles dans les réunions de société choisie où ils pourraient se trouver, et où je préférerais qu’ils allassent, que de fréquenter les cafés et autres réunions de jeunes gosses où l’on prend un mauvais ton, et souvent, pis que cela, une conduite peu régulière. Si tes frères aînés ont négligé d’apprendre à danser, c’est parce que je ne voulus pas qu’ils fussent à lieu de prendre trop de goût pour cet exercice, et parcqu’étant au collège trop loin de nous ils eussent été exposés à l’envie de se lancer dans quelque mauvaise société, attirés par l’appât de la danse. Plus tard lorsqu’ils furent de retour près de nous, je les engageai à prendre le maître qui se trouvait à leur portée : mais ils dédaignèrent un maître dont ils jugèrent le talent en rapport avec la très petite ville de Ploërmel ( ) J’espère cher Ernest que la science de manier le fleuret avec habilité ne t’engagera jamais à transgresser les lois de la religion »
4 L.A.S., 1826-1834, Léonce Briot de la Mallerie (1811-1898), officier de marine, adressées à son frère Ernest ;
12 L.A.S., 1844-1849, Ernest Erasme Briot de la Mallerie (1813-1869), prêtre missionnaire du Saint Cœur de Marie, dont longue description d’un fait miraculeux de guérison qui s’est déroulé à l’orphelinat de Neuville-Lez-Amiens (1844), lettres écrites de Port-au-Prince et de l’île de Gorée et du Gabon « je suis arrivé ici le 27 juillet 1845. Gorée est une petite île qui a la forme d’un jambon. ( ) il y a 6000 âmes mais il faut voir comment ils sont entassés. Il y a peu de maisons ; presque toute la ville est divisée en grandes cours qui sont occupées chacune par une multitude de cases à noirs ; et dans chaque case il y a souvent une douzaine de personnes. Ces cases sont tout en paille de forme ronde et se terminant en pointe ( ) dans un coin de cette cour est ordinairement bâtie une maison en pierres où demeure le maître de ces pauvres noirs qui tous esclaves. Ces pauvres noirs tous presque tout nus : les enfants des deux sexes jusqu’à l’âgé de 10 à 12 ans sont absolument nus et les autres ont seulement une ceinture plus ou moins grande sur les reins. Sur 6000 âmes, à peine y a-t-il 1200 chrétiens et quels chrétiens bon Dieu ! La plupart ne savent pas Notre Père, Je vous salue et Je crois en Dieu et ne viennent jamais à l’église et se livrent à toutes sortes de vices ( ) cette pauvre malheureuse population en toute corrompue par les Européens qui habitent ici et qui y passent à bord des navires : ces malheureux Européens ne viennent ici que pour gagner de l’argent et se livrer à leurs passions. Il n’y a qu’un seul prêtre pour s’opposer à tout le mal. C’est un prêtre noir nommé Moussa. Pour faire du bien ici il faut savoir le ouolof qui est la langue du pays et cette langue est très difficile. ( ) Les noirs en général sont tout abandonnés aux sens extérieurs, ils sont très sensibles, aiment le plaisir, le repos : ils sont légers, ne pensent guère au lendemain. Ils sont forts et robustes, ont la peau dure et épaisse ; c’est au point que pour un petit verre d’arac, espèce d’eau de vie très forte, il se laissera donner plus de 50 coups de fouet ou grosse cravache » ;
Devis et mémoires des travaux de restauration menés au château du Couëdic à Crédin, avec plan calque du projet de restauration du rez-de-chaussée (1884) ;
Généalogie de la famille Briot, cahier manuscrit in-4 illustré de blasons dessinés et colorés à la plume ;
Arbre généalogique sur papier fort roulé, 0,65 x 2,10 m, dessinés et peints, avec armoiries colorées.

Estimation : 150 € à 200 €