Lot 235
[Premier Empire] SOUVENIRS DE FRANCOIS PILS (1785-1867),...

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[Premier Empire]
SOUVENIRS DE FRANCOIS PILS (1785-1867), GRENADIER DE L’ARMEE NAPOLEONIENNE
Lot d’env. 28 pièces manuscrites, 1ère moitié du XIXe siècle.
Notes manuscrites et + de 20 croquis à la plume et certains colorés et rehaussés à l’aquarelle, dont quelques-un de ces dessins ont illustrés la publication de 1895 : Le colonel de Flahaut apporte à Oudinot blessé, étendu sur une botte de paille sa nomination de Maréchal (Znaim, 10 juillet 1809) ; Le duc de Reggio fixant l’emplacement des troupes pour le combat d’Oboïarszina (31 juillet 1812), etc. S’y ajoute croquis des funérailles du maréchal Nicolas Charles Oudinot à 80 ans alors gouverneur de l’Hôtel royal des Invalides (13 septembre 1847).

François Pils voit le jour le 8 janvier 1785, à Steinakirchen am Forstest (Autriche). En 1800, il s’engage au 51e régiment de ligne, employé dans la musique en qualité de chapeau chinois. En 1804, il passe au 1er grenadier dans la division d’Oudinot qui l’attache à sa personne. Nommé ordonnance du général Oudinot, à la tête des Grenadiers de l'Empire, appelés aussi « la colonne infernale ». Durant les campagnes militaires napoléoniennes, Pils a tenu son journal, et ce pendant 10 ans, au cœur de son régiment à Austerlitz, à Friedland, à Wagram, pendant la campagne de Russie, la retraite et le franchissement de la Bérézina, les campagnes de Saxe et de France, jusqu'au traité de Fontainebleau et l'abdication de Napoléon, exilé à l'île d'Elbe. Dans son journal Pils croquait les événements, croquis dont il en reprendra certains pour en tirer des dessins ou des toiles dans les années 1820-1840. Doué pour l’écriture, comme pour le dessin, il devient pour ainsi dire le mémorialiste officiel du maréchal Oudinot et le journal illustré qu’'il rédigea quotidiennement constitue un précieux récit des campagnes qu’il mena aux côtés de son "héros". Il resta au service de celui-ci jusqu’en 1847, y compris à la Grande Chancellerie de la Légion d''honneur en tant qu''huissier.
En 1815, il épouse Suzanne Soudais. Ils sont alors valet et femme de chambre du maréchal Oudinot, duc de Reggio. Devenu veuf en 1829, il épouse en secondes noces Philiberte Pachoux, à Paris en 1831. Il meurt le 6 décembre 1867 à Paris, en son domicile du passage Sainte-Marie, à l’âge de 82 ans. Il repose avec ses trois fils, les peintres Isidore Alexandre Auguste Pils (1815-1875) et Edouard Pils (1823-1850) et le sculpteur Ernest Pils (1825-1871).
Raoul de Cisternes sort de l’oubli le journal de Pils en le publiant en 1895 illustrés de dessins originaux de Pils, intitulé : Journal de marche du grenadier Pils (1804-1814), qui raconte dix ans des campagnes impériales au cœur du corps d’élite, les Grenadiers de la réserve.

Estimation : 300 € à 400 €