Lot 230
[Lyonnais] Famille de Regny, banquiers et hommes d’affaire à Lyon Réunion de 11 L.A.S., 1800-1837, adressées à...

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Famille de Regny, banquiers et hommes d’affaire à Lyon
Réunion de...
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Famille de Regny, banquiers et hommes d’affaire à Lyon
Réunion de 11 L.A.S., 1800-1837, adressées à Antoine Regny négociant banquier à Lyon et à son frère Jean Aimé Regny receveur de la ville de Lyon, dont intéressante lettre narrant le rachat des mines et fonderie du Creusot par Antoine de Regny, associé avec les deux industriels anglais Manby et Wilson.
2 L.A.S., 12 septembre et 5 novembre 1825, Arthémond Jean François de Regny (1776-1841), homme d’affaires à Lyon, adressées à son frère Jean Aimé de Regny « ( ) je te dirai en toute confidence en te priant de garder le plus profond secret que nous venons d’acheter les mines et fonderie du Creusot avec le projet d’une fusion de 2 établissements de Charenton et du Creusot qui ainsi réunis, en concentrant entre eux la matière première et tous les moyens de fabrication se rendent maitres de toutes les grandes affaires de France. Tu sais que Le Creusot communique par eau au canal du Centre et dès lors aux deux grandes lignes de navigation du nord au midi, et de l’est à l’ouest. Cet établissement qui a les mines de la grande richesse, était dans des pains incapables d’en tirer parti et tu entrevois d’ici quel essor va prendre cette nouvelle compagnie. Nous avons donc acheté à bon compte la propriété et nous traitons en ce moment les nouvelles bases d’une compagnie de 10 millions qui réunit les 2 choses en une. ( ) M. Wilson ne cesse de me répéter qu’en Angleterre on s’est souvent ruiné de cette manière. Il voudrait que votre ingénieur fit un voyage à Londres et ici avec ses plans, et répugne beaucoup à donner des solutions légèrement calculées sur des données vagues. Il insiste par exemple sur la nécessité de bien calculer dans vos projets si vous préférez une machine simple d’épuisement à une machine à rotation »

En 1826, les industriels anglais, Manby et Wilson, fondateurs d’une usine métallurgique à Charenton et constructeurs de machines à vapeur et de bateaux en fer, reprennent la fonderie du Creusot et y concentrent leurs activités. Les hauts-fourneaux sont remis à neuf, les ateliers de la fonderie sont agrandis. Les deux Anglais fournissent les rails du premier chemin de fer français (Saint-Etienne-Andrézieu). Victimes de la crise de 1830, Manby et Wilson font faillite trois ans plus tard et le site est repris par les frères Schneider en 1836 qui profiteront des infrastructures que leurs prédécesseurs ont mises en place.

Estimation : 30 € à 50 €

Karl Benz
Commissaire-priseur
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benz@karl-benz.com
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