Lot 218
[Ancien Régime] Historiette sur le sentiment amical et amoureux dans la société parisienne sous Louis XV Recueil...

[Ancien Régime]
Historiette sur le sentiment amical et amoureux dans la...
[Ancien Régime]
Historiette sur le sentiment amical et amoureux dans la...
[Ancien Régime]
Historiette sur le sentiment amical et amoureux dans la...
[Ancien Régime]
Historiette sur le sentiment amical et amoureux dans la...
[Ancien Régime]
Historiette sur le sentiment amical et amoureux dans la...
[Ancien Régime]
Historiette sur le sentiment amical et amoureux dans la...
[Ancien Régime]
Historiette sur le sentiment amical et amoureux dans la...

[Ancien Régime]
Historiette sur le sentiment amical et amoureux dans la société parisienne sous Louis XV
Recueil manuscrit unique, 67 pp. in-8 rel. plein veau d’époque, 1761, constitué d’un avant-propos titré « Envoy à Madame de Galli . », suivi d’un récit titré « Histoire du solitaire de Limours - Lettre à Mr de .. auteur du . »

Curieux et inédit manuscrit écrit par un noble officier de cavalerie, logé dans un appartement à l’hôtel garni appelé l’Hôtel d’Espagne, rue Dauphine à Paris, hôtel connu pour avoir hébergé les travaux de plusieurs loges maçonniques importantes dans la seconde moitié du 18e siècle (La Loge de Saint-Jean de Jérusalem, la Loge de la Paix ou Paix et Union).
Dans l’avant-propos il narre à « Madame de Galli .. » qui s’amuse « volontiers des anecdotes de la cour et de la ville » qu’il a retrouvé dans un des rangements de l’appartement les papiers d’un chevalier capitaine de cavalerie reparti dans sa province, dont un manuscrit d’un récit qu’il prend la liberté de recopier afin de le partager et de tenter de découvrir les véritables noms des personnes citées en abréviation.

Le récit a été écrit par un noble, officier de cavalerie, dans lequel il y évoque des souvenirs vécus lors de ses séjours à Paris, et plus particulièrement d’une rencontre amicale voire amoureuse envers un autre homme. « Les rapports de patrie et de société m’avaient étroitement lié depuis plusieurs années avec un jeune homme qui demeurait à Paris. Son long séjour dans cette capitale, son goût pour le monde, une aisance honnête, sa politesse, la douceur de son caractère lui avaient ouvert l’entrée de plusieurs bonnes maisons. C’est parmi ces sociétés illustres et aimables que j’avais tous les hivers l’avantage d’en partager avec lui les agréments, lorsque la continuation des campagnes de 1760 et 61 me ravit à des plaisirs si purs et si vrais » Blessé sur le champ de bataille en Allemagne, il retourne à Paris dans le but de se faire soigner, où il profite des loisirs de la bonne société « le devoir, la bienséance, l’envie de me dissiper me conduisirent dans ces assemblées d’où mes occupations militaires m’avaient éloignées depuis deux ans », et cherchant aussi à retrouver le jeune homme qui avait disparu à son plus grand regret « il est vrai que je me trouvais dans un assaut de souffrances et d’affaires qui ne me permettait guère à mon esprit de s’occuper des intérêts du cœur » Au cours de sa convalescence, il est convié à s’installer au repos à la campagne à 7 lieues de Paris (Limours-Hurepoix) dans la maison d’un autre officier de cavalerie. Cet isolement à la campagne lui fit redécouvrir les joies de la nature, loin du tumulte bruyant de la capitale, visitant les propriétés d’Ollainville et de Soucy, retrouvant une liberté loin des carcans mondains, tout en gardant en mémoire les traits du visage de ce jeune homme qui habitait son âme et son cœur. Il fait connaissance avec un inconnu aux traits du visage dégradés par le travail avec qui il prend du plaisir à converser, et finit par se rendre compte qu’il s’agit du jeune homme tant recherché. « quelle fut ma surprise je reconnus dans ce solitaire mon compatriote, mon ami, ce jeune homme de famille, que depuis peu j’avais vainement cherché dans Paris ( ) est-ce vous mon cher T . lui dis-je en le serrant dans mes faibles bras et en l’embrassant » A peine commence-t-il à vouloir lui dévoiler ses sentiments, que le jeune homme lui narre les raisons de cet isolement, les péripéties vécues ses dernières années ponctuées entre infortune, rejeté par la société, reconverti comme ecclésiastique et qui tombe amoureux d’une femme de la bonne société auprès de laquelle il déclare sa flamme. Outrée, elle le repousse. Blessé il fuit dans une retraite solitaire à la campagne. « Il m’embrassa après ces mots et prit congés de moi malgré les instances que je lui fis de m’accorder encore quelques moments d’entretien et sans que je puisse le décider à me donner ou à me permettre un rendez-vous pour le lendemain » « Je viens d’apprendre que notre solitaire a quitté son désert il est allé en Lorraine chez un de ses amis et des miens où il se trouve parfaitement bien ( ) je voudrais bien le voir pour en juger par moi-même ( ) il est vrai que je suis avec un esprit et un cœur un peu romanesques »

Estimation : 100 € à 200 €